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Formation au traitement du syndrome de stress
post-traumatique et des affections psychosomatiques
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Introduction
L’état de stress post-traumatique (E.S.P.T.) est causé par un choc
émotionnel qui crée des dommages psychologiques et somatiques
importants et diversifiés. L’E.S.P.T. se contracte en un instant,
mais ses effets dévastateurs s’installent pour toujours.
Lorsqu’une personne, sous l’emprise d’une peur intense, entre dans
un état modifié de conscience, (ou d’hypnose), les “informations”
émotionnelles, physiques et cognitives qu’elle reçoit sont
“engrangées”, comme encapsulées, à un niveau inconscient et ce,
parfois, pour des dizaines d’années.
C’est la raison pour laquelle le traitement d’un E.S.P.T. nécessite
un état modifié de conscience ultérieur pour permettre d’atteindre
le matériel traumatique engrangé à ce niveau inconscient et le
désensibiliser.
Les techniques que nous nous proposons d'enseigner permettent,
paradoxalement, à ces souvenirs, mêmes précoces et très anciens, de
se révéler d’une netteté et d’une précision saisissantes. (Ce
phénomène s’explique par la production massive d’hormones, au moment
de l’incident traumatique : adrénaline (hormone de stress) et
noradrénaline (hormone anti-stress), cette dernière favorisant la
mémorisation).
Avec l’approche proposée, le délicat problème des faux souvenirs (et
de toutes les autres formes de brouillage défensif) trouve sa
résolution. Lorsque les patients, après une phase de
désensibilisation émotionnelle, retrouvent les souvenirs, ceux-ci
apparaissent comme indiscutables et peuvent faire l’objet de
vérification sur le terrain de la réalité.
Les patients, de plus en plus nombreux, qui font une démarche
thérapeutique notamment dans l’espoir (légitime) de clarifier un
doute (par ex. : "Ai-je été abusé(e) ?"), verront rapidement leurs
inquiétudes s’infirmer ou se confirmer. L’approche enseignée,
utilisée sur un faux souvenir, une confusion ou même une
symbolisation du trauma, s’avère subtilement clarifiante en même
temps qu’elle est immédiatement thérapeutique.
Symptomatologie des E.S.P.T.
Les victimes d’E.S.P.T. vont endurer pendant des années, une partie
ou l’ensemble des symptômes suivants : perte radicale de l’estime de
soi (avec pour corollaire le sentiment d’être responsable de
l’incident traumatique dont ils sont la victime), désespoir,
dépression, phobies, peurs, anxiétés, troubles du sommeil,
cauchemars récurrents, flash-backs, dissociations et états modifiés
de conscience fréquents au point que dans les cas les plus sévères,
certains patients ont été diagnostiqués erronément comme
psychotiques. On peut observer aussi des changements persistants de
l’humeur comme, par exemple, une personne réputée, avant l’incident
traumatique, calme et peu agressive, qui devient excessive et
violente. Cette transformation de l'angoisse crée un comportement
connu sous le nom de victime identifiée à l’agresseur.
Le volet le plus important de cette symptomatologie est sans doute
celui de la psychosomatique, tant il est vaste et diversifié quant
aux types de pathologies (aux conséquences parfois graves) qui
peuvent se manifester suite à un choc traumatique. Et il faut encore
souligner l’incidence du syndrome post-traumatique dans l’étiologie
des assuétudes telles que alcool, drogues, problèmes alimentaires et
dans d’autres comportements autodestructeurs comme l’automutilation,
la promiscuité sexuelle et le suicide.
Sans un traitement spécifique, les informations restées
inconscientes sont facilement réactivées par un son, une odeur, un
toucher, une sensation, une vision, une pensée exacerbant ainsi les
symptômes habituellement expérimentés par le patient. C'est le
principe même de ce qu’on appelle la victimisation secondaire. C’est
le cas lorsqu’une victime est invitée à parler, à se remémorer
l’incident sans qu’il y soit porté remède immédiatement.
L’usage de l’approche proposée dans la formation permet de
désensibiliser la victime d’un trauma en un temps de traitement qui
ne dépasse que rarement la durée de trois à quatre séances de
désensibilisation (dans les cas d’un trauma unique) et de nombreux
cas se traitent en une ou deux séances.
Concepts, techniques et méthodologie
Si la formation se centre sur le traitement des traumatismes, mêmes
très “lourds”, il est à remarquer que les approches enseignées sont
tout à fait d’application pour le traitement des difficultés
névrotiques telles que décrites dans les concepts intrapsychiques
classiques. La grande différence se situera dans la brièveté et
l’efficacité avec laquelle le dénouement névrotique peut se faire.
Il s’agit donc d’une approche globale non limitée au traitement du
seul trauma ou stress post-traumatique, même si celui-ci est souvent
le début, l’occasion ou le prétexte d’un travail de réajustement en
rapport avec le creuset névrotique originel. En effet, l’incident
traumatique (l’agression, l’accident, etc.), en plus de graver le
choc événementiel, va souvent réactiver les premières empreintes
névrotiques qui, elles aussi, avaient été imprimées sur les plaques
sensibles de la mémoire.
Ce travail, réalisé à partir de “l’occasion” donnée par le trauma,
ouvre la possibilité d’une thérapie brève profonde et inattendue.
La PDTR (Psychothérapie du Trauma et Réintégration) se sert des
concepts éricksoniens d’utilisation de la résistance et du respect
des défenses du patient. Dans ce modèle, les phénomènes hypnotiques
spontanés (amnésies, dissociations, anesthésies, hyperesthésies,…
apparus lors de(s) l’ incidents(s) traumatique(s) et devenus
constitutifs de la symptomatologie) sont paradoxalement développés –
et encouragés – pour travailler sur ces protections elles mêmes,
celles-ci seront donc amplifiées, comme pour rassurer le sujet de
leur légitimité et efficacité, ce afin de mieux les anéantir en
douceur.
Le travail se fait sur un mode conversationnel actif qui reste, de
ce fait, proche des besoins du patient et lui offre, à tout instant,
l'une ou l'autre des nombreuses possibilités de protection,
nécessaire dans l'accompagnement du retour du refoulé. Cette
technique, protectrice et rassurante, permet d'aller au plus profond
des névroses traumatiques et autres ESPT pour les traiter.
Dans ses développements, la PDTR offre, avec attention et
protection, la possibilité de traiter les traumatismes les plus
graves et les cas les plus lourds (patients emprisonnés sous des
dictatures, enfants torturés, …) selon une procédure qui a
expérimenté que moins la personne souffre durant le traitement et
plus ce traitement sera aisé et rapide et pourra souvent s'accomplir
dans une ambiance de bonne humeur.
La PDTR est un combiné dynamique de concepts ericksoniens, d’hypnose
clinique conversationnelle et profonde (finger signaling),
d’imagerie mentale, d’utilisation des tapotements semblables à ceux
utilisés en EMDR et en Descopem. Elle utilise les défenses (ou
protections) spontanément créées par l’inconscient.
Les plaques sensibles de la mémoire
On peut constater que les souvenirs, amnésiés ou non, sont inscrits
sur plusieurs registres ou “plaques sensibles”
1) La première de ces plaques sensibles est constituée d’images :
inscrites profondément, elles réapparaissent sous forme de
flash-backs ou dans les rêves. Plus souvent encore, la victime vit
depuis toujours avec ces images qui la torturent presque sans cesse
et avec lesquelles elle se bat, prisonnière du paradoxe qui consiste
à essayer de ne pas y penser, de ne pas les voir.
2) Les émotions sont engrangées, elles aussi, dans l’esprit autant
que dans le corps, avec ou sans connexion avec l’image ou le
souvenir lui-même. En fait, les phénomènes “hypnotiques” de
dissociation, d’amnésie, etc. – qui jouent à plein ici – peuvent
faire exister un sentiment sans connexion avec le souvenir dont il
est la cause (par exemple, certaines phobies se signalent par un
déplacement de la peur dont le sentiment apparaît sans lien avec le
souvenir effrayant originel).
3) Les “plaques sensibles” des sensations enregistrent elles aussi,
comme des souvenirs (p. ex. de coups, d’agressions sexuelles), mais
dissociées ou non du souvenir de la cause originelle. Toutes ces
sensations “imprimées” se manifestent bien souvent par des maladies
psychosomatiques, maladies qui peuvent fondre comme neige au soleil
par un travail sur le retour de l’émotion refoulée et/ou la levée
d’amnésie sur le souvenir.
Les sous-modalités des sons, des odeurs, des goûts seront à
utiliser, d’autant plus qu’elles offrent d’autres voies d’accès au
traitement et à la guérison. Ces sous-modalités permettent un jeu
créatif – en accord avec l’inconscient du patient – dans lequel la
thérapie devient un plaisir.
4) Le registre intellectuel ou cognitif est le registre le plus
important. Présent dans tous les cas de ESPT et de névrose
traumatique, il se manifeste, par exemple sous la forme : “Je suis
responsable, coupable, une salope [d’avoir été la victime d’un
viol], un traître [parce qu’ils sont morts et pas moi], etc. ”.
Cet aspect cognitif est un des élément principaux à changer et le
moyen de vérifier si le traitement du trauma a bien été effectué.
Dans de rares cas, il “suffit” de changer cette condition pour
résoudre le trauma, dans la majorité des cas, il faudra désactiver
d’autres « plaques sensibles » pour y parvenir.
Il est essentiel de garder à l’esprit que ce changement cognitif est
le justificatif principal du traitement et des insensibilisations
décrites précédemment.
Le travail thérapeutique consistera à transformer et/ou recouvrir
les traces mnésiques imprimées sur les plaques sensibles. Une
interaction créative et ludique entre le patient et le thérapeute
sera la modalité expérientielle nécessaire, elle sera vécue dans un
état modifié de conscience quasi permanent.
Détails pratiques de la formation
LES COURS, AU NOMBRE DE QUATRE, SE DONNENT EXCLUSIVEMENT À DES
PRATICIENS EN SANTÉ OU SANTÉ MENTALE UTILISANT DÉJÀ DES APPROCHES
INTRA-PSYCHIQUES OU STRATÉGIQUES.
LA PRATIQUE DE L’HYPNOSE EST UN ATOUT MAIS N’EST PAS UN PRÉ-REQUIS.
Lieu 7 rue de la grotte - 1310 La Hulpe
pour info 02 652 09 09 et
gerald.brassine@scarlet.be
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