Focus : Musique

Baloji - Hotel Impala
19 juillet 2007

Nappé d’influences soul, afro beat, chanson et hip hop, Hotel Impala, le premier album solo de Baloji nous emmène depuis les récits de sa prime enfance au Congo à ceux de son existence en Belgique

La sortie de l’album du benjamin de Starflam est un événement en soi pour la liégeoise que je suis. Le titre, Hotel Impala, titille mon ventricule resté au congo. Alors c’est vous dire si l’entrée en matière me tente et je me jette avidement sur le site de Baloji pour écouter le morceau annoncé.

Faudra-t-il venir de Liège ou du Kasai pour apprécier l’album et plus particulièrement le morceau proposé en primeur sur le net « Tout ceci ne vous rendra pas le Congo » et présenté comme la pierre angulaire de l’album ?

A l’écoute, un morceau de 9 minutes et un véritable huit aérien...

Emotions, colères, espoirs et désespoirs s’entrechoquent : une claque.
En un morceau, une Histoire, un Appel.

Et une certitude : je veux écouter le reste de l’album !

Le 30 août dans les bacs...

www.myspace.com/baloji

www.baloji.com

http://baloji.skyrock.com

Voici ce qu’en disent les initiés - ceux qui ont déjà pu l’écouter et nous le présenter :

Nappées d’influences soul, afro beat, chanson et hip hop, Hotel Impala, le premier album solo de Baloji témoigne d’un ton inspiré et nouveau.

Véritable bande originale d’une vie épique, Baloji nous emmène depuis les récits de sa prime enfance au Congo à ceux de son existence en Belgique au sein d’une famille d’adoption.

Balo’ pose un regard afropéen, quelque chose comme un refus de juger son pays et ses parents dès lors qu’il ignore beaucoup d’eux.

Ces histoires poignantes sur un flow tendu font de cet album une perle rare dont on ne sort pas indemne. Bienvenue à l’Hotel Impala.

(GIF) Pour ses lyrics explicites, Balo’ utilise des mots affûtés, va chercher au tréfonds de sa mémoire blessée les souvenirs, les odeurs, les images de son enfance. « Tout ceci ne vous rendra pas le Congo » est à ce titre la pierre angulaire de l’album, avec son texte fleuve d’une centaine de rimes et ses flashes surgis du passé (« J’ai beau fermer les yeux, j’ai encore ces visions / De corps avachis sur le sol de la route de la perdition »).

Dans « Entre les lignes », Baloji raconte son arrivée en Belgique et la rencontre avec sa belle-famille. « Ostende Transit » exorcise les plaies de l’enfance (« Je suis né d’un accident et ça a une incidence / Sur le cours de ma vie, sur mon existence »). Sur « Repris de justesse », Balo’ raconte ses 3 années de vie de sanspapiers, avant qu’il n’obtienne le sésame ultime, sa carte d’identité belge.

L’album se conclut judicieusement par la reprise d’un inédit de Marvin Gaye, rebaptisé Nakuenda («  rentrer » en swahili), un titre aux paroles prédestinées (« I’m going home to see my mother. I’m going home to see my dear old dad »), le second monument de ce premier album.

La production de Baloji est racée, truffée de cuivres rutilants, de guitares funky et de groove grave. Sur des beats organiques et des instrumentaux ambitieux, Hotel Impala fait appel à près de 56 musiciens dont des chorales, des cordes, des beatmakers...

Quelques invités de marque aussi, dont Amp Fiddler, le chanteur-claviériste américain qui tourne avec Parliament/Funkadelic et Prince, Ella Woods, la chanteuse des Platters, Gabriel Rios, Marc Moulin et les Glimmers Twins. Balo’ compose 6 des 17 titres de ce LP mixé par Philippe Weiss (NTM, Diam’s, Aznavour).